Identification des victimes de l'avalanche à Chamonix

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Par: rédaction
25/08/08 - 22h04

Plusieurs corps d'alpinistes disparus après l'avalanche dimanche sur le Mont-Blanc du Tacul (Haute-Savoie) ont été repérés lundi et identifiés comme étant un guide autrichien, ses quatre clients allemands, ainsi qu'un guide et un couple de Suisses.

Des disparus ont été repérés grâce aux fréquences radio émises par sept Arva (appareil de recherche de victimes en avalanche), localisés jusqu'à 1.500 mètres plus bas que le lieu où s'est déclenchée l'avalanche, à 4.000 mètres d'altitude environ.

Deux cordées
Au moins deux cordées totalisant huit personnes se trouvent "probablement sous l'avalanche", sans aucune chance possible de survie, a indiqué le commandant de la compagnie de gendarmerie Jean-Joël Loriette. La première était composée d'un guide autrichien, originaire du Tyrol et âgé d'une trentaine d'années, et de quatre clients allemands d'un tour opérator, dont une femme, âgés de 28 à 43 ans.

La seconde était composée d'un guide suisse de 32 ans et d'un couple suisse de 28 et 34 ans, tous trois originaires du canton de Berne. Une partie des familles des victimes est arrivée lundi soir à Chamonix. Les recherches se poursuivent pour identifier d'éventuelles autres victimes qui n'auraient pas passé la nuit au refuge des Cosmiques, d'où est partie l'alerte dimanche vers 03H00 du matin.

Inaccessibles
"Rien ne nous indique qu'il n'y ait pas eu d'autres cordées qui aient pu s'intercaler au milieu de cordées parties du refuge", a expliqué le chef d'escadron Loriette. Les secours avaient organisé lundi un survol aérien afin de localiser les huit disparus, pendant que les enquêteurs travaillaient à les identifier. Même localisés, les corps des victimes, dont certains semblent être tombés au fond de crevasses, ne pourront être rapatriés immédiatement.

"C'est une zone extrêmement dangereuse parce qu'entourée de séracs, il n'est pas question d'y engager des hommes, on ne mettra pas en péril la vie de nos secouristes", a déclaré un responsable de la gendarmerie. "Avec la fonte des neiges --s'il y en a une car nous arrivons à la fin de l'été-- il est possible que des corps remontent. Dans ce cas-là, on ira les chercher", a-t-il ajouté.

L'avalanche, longue de 200 m et large de 50, a balayé la face nord du Mont-Blanc du Tacul (4.248 mètres), sur une voie d'accès très fréquentée menant au Mont-Blanc, le "Toit de l'Europe" (4.810 m). Outre les disparus, l'accident a fait huit blessés. L'avalanche a été provoquée par une chute de séracs, phénomène naturel lié à la poussée des glaciers, qui rappelle les "dangers objectifs" de la montagne. Les victimes, qui, pourtant, "avaient une certaine aptitude de la montagne" et étaient accompagnées de guides, n'ont pas pu échapper à ces dangers.

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