Le Premier thaïlandais accuse les manifestants de tentative de putsch

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Par: rédaction
26/08/08 - 16h21
"Ils veulent une effusion de sang, ils veulent que l'armée sorte et fasse un coup d'Etat", a estimé le Premier ministre.

Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a accusé mardi les manifestants à Bangkok de chercher à provoquer "une étincelle" et une "effusion de sang", de sorte, a-t-il dit, que l'armée s'empare une nouvelle fois du pouvoir.

"Ils veulent une étincelle", a déclaré M. Samak à des journalistes étrangers, quelques heures après l'assaut donné par des milliers de manifestants royalistes contre le siège du gouvernement qu'ils occupent en plein centre de la capitale thaïlandaise. "Ils veulent une effusion de sang, ils veulent que l'armée sorte et fasse un coup d'Etat", a estimé le Premier ministre.

En décembre dernier, M. Samak, à la tête du Parti du pouvoir du peuple (PPP), avait largement remporté les premières élections législatives depuis le putsch organisé par des généraux royalistes en 2006 contre l'ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra. Les manifestants à Bangkok accusent M. Samak (73 ans) d'être un "homme lige" de M. Thaksin (59 ans) qui s'est réfugié en Grande-Bretagne. Depuis mai, ils ne cessent d'accentuer la pression pour faire tomber le gouvernement de M. Samak.

"Mon sentiment, c'est qu'un groupe de cinq ou six personnes n'aime pas l'ancien Premier ministre et ne m'aime pas non plus. Jusqu'ici, ils cherchent à renverser le gouvernement, (ce qui est) illégal", a dit M. Samak en rappelant les élections de décembre qui ont ramené la démocratie en Thaïlande. Le Premier ministre a annoncé qu'il chercherait à obtenir des mandats d'arrêt contre au moins cinq meneurs parmi les manifestants. "Le mandat doit venir du juge. Nous avons des enregistrements vidéo".

En dépit d'un ultimatum fixé par la police pour que les manifestants quittent mardi à 18H00 (13H00, heure de Bruxelles) le siège du gouvernement, M. Samak a promis que sa gestion de la crise serait "douce et tendre". "(Nous leur) demanderons de sortir, sans armes", a-t-il dit.

Le général Surapol Tuanthong, porte-parole adjoint de la police nationale, a indiqué que la police avait rassemblé des éléments contre cinq meneurs depuis le 25 mai et qu'elle chercherait à obtenir des mandats d'arrêt contre eux mercredi pour rassemblement illégal et incitation aux désordres. (belga)

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