Une étudiante canadienne violée lors d'un reportage

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Par: rédaction
28/08/08 - 18h41

Une Canadienne étudiant le journalisme à Londres a été violée mardi soir à Calais (Pas-de-Calais) alors qu'elle réalisait un reportage sur les migrants candidats à l'exil en Grande-Bretagne, a annoncé jeudi le parquet de Boulogne-sur-Mer.

"Vers 19H30, une étudiante canadienne en journalisme s'est rendue dans le bois surnommé "la jungle"à Calais pour y effectuer un reportage photo. Elle y a été victime d'un viol perpétré par un individu actuellement recherché", a annoncé le procureur-adjoint du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Philippe Muller, dans un communiqué.

"Il n'y a pour l'instant aucune certitude qu'il s'agisse d'un migrant", a-t-on souligné de source judiciaire, en précisant qu'il n'y avait pour l'instant aucune garde à vue de suspect. "Nous sommes informés de ce cas et les services consulaires sont saisis. Il s'agit bien d'une ressortissante canadienne", a confirmé à l'AFP un responsable de l'ambassade du Canada à Paris.

Selon le consulat général de Grande-Bretagne à Lille, la jeune femme - qui serait âgée de 31 ans - est étudiante en journalisme à Londres. Mercredi après-midi, des policiers du commissariat de Calais ont encerclé quelque 150 migrants - pour la plupart originaires du Moyen-Orient - réunis dans le centre-ville et procédé à des interpellations pour entendre des témoins, selon une source proche du dossier.

"La jungle" est un petit bois abandonné au coeur de la zone industrielle des Dunes, près du port passagers de Calais, où les clandestins construisent des abris de fortune. C'est dans l'une de ces cabanes, fréquemment démolies par la police, que l'étudiante aurait été emmenée et violée, selon la même source.

Lieu de rendez-vous notoire des passeurs et des migrants, "La jungle" est réputée dangereuse et les journalistes ne s'y aventurent généralement qu'accompagnés par des bénévoles des associations d'aide aux étrangers en situation illégale.

"Je déconseille toujours la visite des squats aux journalistes, et même à nos bénévoles", a confié à l'AFP Monique Delannoy, trésorière de l'association calaisienne Belle Etoile, qui fournit notamment des repas aux migrants en journée.

"A cause des vacances, aucune association n'est sur place après 18H00 en ce moment, alors on perd le contact", a-t-elle ajouté. A la mi-août, Mme Delannoy avait recensé environ 450 migrants, dont une trentaine de femmes, aux abords du bois. Ils sont en majorité afghans, kurdes, iraniens, africains. (afp)

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