80 militaires belges s'envolent vers l'Afghanistan

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Par: rédaction
1/09/08 - 07h10

Quelque 80 militaires belges se sont envolés lundi, juste après minuit, à destination de Kandahar (sud de l'Afghanistan) pour mettre en oeuvre quatre chasseurs-bombardiers F-16 qui renforceront les moyens de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN.

Ces hommes et ces femmes ont quitté l'aéroport militaire de Melsbroek en compagnie du ministre de la Défense, Pieter De Crem, qui tient à être présent mardi lors de l'arrivée des F-16 sur la grande base de l'OTAN de Kandahar. Ils rejoignent une avant-garde déjà présente dans le sud de l'Afghanistan depuis vendredi, sous les ordres du commandant de détachement, le lieutenant-colonel aviateur Didier Polomé.

Le ministre se rendra auparavant à Kaboul, où la Belgique assure jusqu'au 30 septembre le commandement de l'aéroport international de la capitale afghane, avant de céder le relais à la Hongrie, puis mercredi à Kunduz (nord de l'Afghanistan), où 24 Belges sont affectés à une équipe provinciale de reconstruction ("Provincial Reconstruction Team", PRT) dirigée par l'Allemagne.

Les avions eux doivent quitter la base aérienne de Florennes lundi à 09h00 et sont attendus mardi à Kandahar à 14h00 locales, après une escale nocturne à Souda (Crête). Ils devraient être opérationnels le 15 septembre au plus tard pour effectuer des missions au profit de l'ISAF, qui pourraient aller jusqu'au largage de bombes au profit des troupes au sol.

Pas terrestres
Pieter De Crem a assuré dimanche soir que la Belgique n'avait aucune intention d'envoyer des troupes terrestres dans le sud troublé de ce pays, tout en justifiant l'envoi de quatre chasseurs-bombardiers F-16 et d'une centaine d'hommes pour renforcer la force dirigée par l'OTAN.

La Belgique veut être "un partenaire fiable de l'OTAN" et la décision d'envoyer ces renforts a été prise le 1er février dernier par le gouvernement, a affirmé M. De Crem. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un "partage des efforts", a-t-il ajouté, rappelant que la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l'Alliance atlantique comptait des militaires d'une quarantaine de nationalités - soit bien plus que les 26 membres de l'OTAN.

Instructeurs
Il a une nouvelle fois démenti dimanche toute demande supplémentaire faite par l'OTAN à la Belgique pour l'envoi de troupes au sol, évoquée fin août par le journal Le Soir, qui précisait qu'il s'agissait de "Joint Terminal Attack Controllers" (JTAC), des spécialistes capables de guider des avions d'attaque en indiquant les cibles par GPS ou par faisceau laser. "Le gouvernement n'a pas l'intention de déployer de troupes au sol" dans le sud afghan, a-t-il dit.

M. De Crem a cependant rappelé un autre volet de la décision gouvernementale du 1er février, qui outre l'envoi de chasseurs F-16 et de personnel chargé de les mettre en oeuvre sur l'aéroport de Kandahar, comprenait le déploiement d'une équipe d'instructeurs (un "Operational Mentoring Liaison Team", OMLT en jargon de l'OTAN) pour encadrer l'armée nationale afghane (ANA) jusqu'en opérations. Cette OMLT devrait se déployer dans le nord de l'Afghanistan "en coordination avec nos partenaires", a indiqué le ministre. (belga)

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