Fin de la prise d'otage à Fleury-Mérogis
La prise d'otage à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne, France) a pris fin lundi peu après 22H00, l'otage a été libéré sain et sauf et le preneur d'otage est "grièvement blessé avec un pronostic vital menacé", a précisé la gendarmerie.
Un psychologue avait été pris en otage lundi à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis par un détenu purgeant une peine pour viol avec arme, ce qui avait entraîné l'envoi sur place d'une équipe du GIGN. La prise d'otage, qui a commencé vers 11H30, s'était poursuivie en début de soirée dans une coursive du service médico-psychologique de l'établissement.
Revendications confuses
Le preneur d'otage, âgé d'une trentaine d'années, "est très menaçant et très déterminé", avait précisé la gendarmerie ajoutant qu'une vingtaine de personnes du GIGN était sur place avec une cellule de négociation comprenant un psychologue ainsi que les forces d'intervention. Ce détenu était venu dans la matinée en consultation en salle de soins d'où il a fait sortir le psychologue, un homme d'une cinquantaine d'années, pour ensuite le retenir en otage en exprimant "des revendications assez confuses", d'après le procureur de la République d'Evry, Jean-François Pascal.
Le procureur avait souligné que le preneur d'otage, au "profil psychologique dur" était en possession d'une arme tranchante avec un manche de fabrication artisanale, "une sorte de poinçon". Le fait qu'il soit au milieu de la coursive rendait difficile une éventuelle intervention.
Antécédents psychologiques
Le détenu tenait son otage devant lui, le menaçant au niveau de la gorge avec son arme. Un téléphone mural permettait la communication avec les négociateurs du GIGN. Il avait demandé dans un premier temps de changer d'établissement puis une voiture.
Détenu depuis mars 2006 à Chartres, le preneur d'otage avait été transféré en février 2008 à Fleury-Mérogis, peu après sa condamnation à 15 ans de réclusion criminelle pour viol avec arme. Le détenu "était déjà connu des services médicaux pour ses antécédents psychologiques et n'avait plus rien à faire en maison d'arrêt".