L'Europe soupçonne la Flandre de discrimination
José Manuel Durão Barroso est le président de la Commission européenne depuis le 23 novembre 2004.
La Commission européenne soupçonne les communes flamandes de Vilvorde, Londerzeel et Grammont de "discrimination déguisée" envers les personnes parlant une autre langue que le néerlandais.
Elle a demandé des explications au gouvernement flamand et a décidé d'envoyer une délégation de la Commission contre le racisme et l'intolérance en Flandre, écrit mardi
Het Laatste Nieuws. Ce n'est pas la première fois que des communes flamandes de la périphérie bruxelloise sont dans le collimateur de la Commission. Elle avait déjà pointé du doigt Zaventem pour sa politique en matière de vente de terrains communaux.
Elle s'intéresse maintenant à Vilvorde qui veut vendre 50 habitations sociales tout en les réservant pour des Flamands, à Londerzeel qui suit l'exemple de Zaventem et à Grammont qui octroie des allocations aux seules personnes qui apprennent le néerlandais. Dans sa réponse, le ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen, renvoie aux communes.
"Je peux vous assurer que le gouvernement exerce correctement sa tutelle administrative", écrit le ministre. Il souligne qu'il a cassé une décision de Liedekerke qui voulait refuser les enfants ne parlant pas néerlandais dans ses plaines de jeux. (belga/7sur7)