Les leaders zimbabwéens de l'opposition et du pouvoir ne devaient pas conclure mardi un accord de partage du pouvoir, lors d'une deuxième journée de discussions à Harare, selon des sources de l'opposition et du parti au pouvoir proches des négociations.
"Nous ne sommes pas encore proches d'un accord (...) Il n'y a pas d'accord pour le moment", a indiqué sous couvert d'anonymat une source du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition). Le parti au pouvoir "ne souhaite pas changer sa position depuis que nous nous sommes rencontrés il y a trois semaines" avant la suspension des négociations, a-t-elle ajouté.
Selon une source du parti au pouvoir, "nous doutons que nous allons aller où que ce soit aujourd'hui. On ne sait pas qui le MDC a consulté durant la nuit. Ce dont nous sommes sûrs, c'est qu'ils vont venir avec de nouvelles demandes".
M. Mbeki, médiateur dans ce dossier, est venu lundi à Harare pour tenter de débloquer les négociations sur un partage du pouvoir, dans l'impasse depuis mi-août, chaque camp réclamant le contrôle de l'éxecutif. Il a présenté lundi à M. Mugabe et aux leaders de l'opposition une proposition destinée à servir "de base pour la poursuite des pourparlers", selon le quotidien d'Etat The Herald.
Le président Mugabe avait déclaré à la sortie de cette première réunion qu'il n'y avait "pas encore d'accord". "Nous avançons, nous ne reculons pas", avait-il déclaré. "Les négociations sont toujours en cours, nous essayons de trouver des zones de consensus", avait indiqué le MDC, qui espérait "finaliser le processus" mardi.


