L'équipage du bateau "Le Ponant" avait été pris en otage en avril dernier.
Le président français Nicolas Sarkozy a lancé mardi un "appel à la mobilisation internationale" pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, qu'il a qualifiée de "véritable industrie du crime" au lendemain de la libération par un commando de deux otages français.
Le crime ne paiera pas
"Cette opération est un avertissement pour tous ceux qui se livrent à cette activité criminelle. La France n'acceptera pas que le crime paye et c'est un appel à la mobilisation de la communauté internationale", a déclaré M. Sarkozy dans une intervention en direct de l'Elysée quelques heures après la libération d'un couple de Français retenus depuis le 2 septembre. Six pirates somaliens, arrêtés lors de l'opération, seront "ramenés en France", a souligné le président, précisant que leur extradition vers la Somalie ne pourrait se faire qu'avec l'assurance d'une condamnation. Un pirate a par ailleurs été tué lors de l'opération.
Une police des mers internationale
"Nous avons l'intention de ramener les six pirates en France qui viendront rejoindre les autres", a affirmé le chef de l'Etat, en référence à six autres Somaliens capturés en avril par l'armée française après l'attaque d'un autre voilier français. M. Sarkozy a appelé à la création d'une "police des mers", soulignant que "la France ne pouvait porter seule" le poids d'une surveillance de cette région maritime, une des plus dangereuses du monde.
"Nous avons à affronter un problème de principe: celui de la remise de rançon à des preneurs d'otage. Une rançon nous avait d'ailleurs été demandée", a expliqué M. Sarkozy. L'opération française n'a fait aucun blessé parmi "la trentaine de militaires" qui sont intervenus, a précisé le chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy a également remercié l'Allemagne et la Malaisie pour leur "appui", sans vouloir préciser ce que ces deux pays avaient fait exactement.
Six pirates déjà en prison
Les pirates somaliens, qui avaient arraisonné le voilier le 2 septembre dans le golfe d'Aden, réclamaient le versement d'une rançon et la libération des Somaliens capturés lors d'une opération française en avril. Un commando des forces spéciales françaises était en effet déjà intervenu en territoire somalien le 11 avril, peu après la libération des 30 membres d'équipage du voilier de luxe Le Ponant, et avait capturé six hommes qui sont depuis en détention dans la région parisienne. (afp)


