Le géant pétrolier Shell a déclaré samedi l'état de "force majeure" sur ses chargements de brut au terminal de Bonny (sud du Nigeria), qui entraîne une suspension des livraisons, suite aux récentes attaques de ses infrastructures par un groupe armé. "Nous avons déclaré la force majeure en raison des récentes attaques de nos installations", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la compagnie anglo-néerlandaise, Precious Okolobo.
La clause de "force majeure", courante dans les milieux pétroliers et déjà invoquée par Shell au Nigeria, permet à la compagnie de suspendre ses obligations contractuelles, telles que les livraisons de pétrole et de gaz, à la suite d'événements imprévus, sans encourir de pénalités.
Depuis une semaine, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), principal groupe armé du sud du Nigeria, a revendiqué six attaques contre Shell après avoir proclamé une "guerre du pétrole", dont une samedi matin. Shell a confirmé deux de ces attaques. (belga)


