Le droit à l'internet rapide doit-il être légalement garanti à tous les citoyens européens? C'est le sujet d'un rapport présenté jeudi par la Commission européenne, qui envisage de revoir les règles relatives au service universel. Aujourd'hui souvent définies au niveau européen, les obligations de service universel imposent à certains opérateurs (télécom, poste, banque...) d'offrir un service minimal à toute la population.
Avec son rapport, la Commission entend lancer un débat pour déterminer s'il convient, dans le secteur des télécommunications, de couvrir l'internet haut débit, mais aussi la téléphonie mobile. En matière de GSM, l'Europe "est extrêmement bien desservie grâce aux seules forces du marché", a expliqué jeudi un porte-parole de la Commission, faisant état d'un taux d'abonnement de 112%.
"La tableau est plus mélangé" pour l'internet rapide, a-t-il ajouté. En effet, 7% de la population européenne (et 30% en zone rurale) n'a aujourd'hui toujours pas accès au haut débit. Cette situation est plus marquée en Europe de l'est, mais frappe aussi des pays comme l'Allemagne, où 12% de la population rurale est privée d'accès.
Le rapport présenté jeudi détaille les mesures déjà prises au niveau européen pour stimuler la pénétration de l'internet rapide, et envisage des pistes pour pousser le secteur privé à étendre encore la couverture. Ces idées seront discutées dans les prochains mois. La Belgique n'est pas vraiment concernée par ce débat, puisqu'à l'instar du Luxembourg, elle présente un taux de couverture de 100%, zones rurales comprises. (belga)


