Les observateurs de l'Union européenne en Géorgie ont constaté dimanche le démantèlement d'un premier barrage russe, dans la zone adjacente au territoire séparatiste d'Ossétie du Sud, a annoncé un porte-parole de la mission européenne.
"Nos observateurs sont allés au check-point d'Ali, au nord-ouest de Gori (centre de la Géorgie), il a été démantelé", a-t-il déclaré, sans plus de détails. "Il s'agit du premier barrage démantelé" dans le cadre de l'accord conclu entre Moscou et l'UE, a ajouté le porte-parole. Un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili, a confirmé le départ des soldats russes du check-point d'Ali, qui comptait selon lui "de 20 à 30 soldats", précisant que "la police géorgienne allait se déployer immédiatement dans cette zone"."Il semble que le retrait des forces russes a commencé", a-t-il déclaré.
Le barrage d'Ali est l'une des positions russes installées sur la première ligne, la plus éloignée de l'Ossétie du sud, de la "zone de sécurité" mise en place par l'armée russe. Conformément à l'accord de mise en oeuvre du cessez-le-feu du 8 septembre, les Russes doivent se retirer des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie, l'autre territoire séparatiste pro-russe, d'ici le 10 octobre, sur les lignes antérieures au déclenchement du conflit avec la Géorgie, le 7 août.
Les observateurs de la mission de surveillance de l'UE en Géorgie (MSUE) ont commencé à patrouiller dans ces zones le 1er octobre pour garantir ce retrait. Tbilissi avait lancé début août une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, à laquelle Moscou avait riposté par l'envoi massif de troupes en territoire géorgien. Selon le ministère géorgien de l'Intérieur, il restait avant le début de la mission de l'UE, 800 soldats russes et 18 positions dans les zones adjacentes.
Le démantèlement de ce premier barrage intervient deux jours après un attentat à la voiture piégée près de l'état-major des forces de maintien de la paix russes à Tskhinvali, "capitale" de l'Ossétie du Sud, qui a tué huit soldats. Le Parquet général russe a mis en cause les autorités géorgiennes, une accusation vivement démentie par Tbilissi. (afp)


