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Le départ des Russes semble avoir débuté en Géorgie

Le retrait des forces russes de Géorgie, hors territoires séparatistes, semblait avoir débuté dimanche matin, avec le démantèlement d'un premier barrage près de l'Ossétie du Sud, conformément à l'accord qui prévoit le départ de tous les soldats d'ici le 10 octobre.

Démantèlement
"Il semble que le retrait ait commencé", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili. Des mouvements de camions militaires russes, transportant principalement du matériel, avaient lieu dans la matinée à différents endroits des zones adjacentes aux territoires séparatistes d'Ossétie du sud (centre) et d'Abkhazie (ouest).

Des observateurs de l'Union européenne ont constaté le démantèlement du barrage d'Ali, au nord-ouest de Gori, à 08H30 (04H30 GMT), le premier depuis le début de leur mission le 1er octobre, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la mission de surveillance de l'Union européenne (MSUE).

"La police géorgienne et les observateurs ont suivi les sept véhicules de transport de troupes et de matériel jusqu'à la bordure administrative de l'Ossétie du sud", a-t-elle précisé. "Il y a pas mal de mouvements dans la zone proche de l'Ossétie du sud, les Russes évacuent leur matériel lourd. Ces mouvements montrent qu'ils partent progressivement", a-t-elle ajouté.

M. Outiachvili a confirmé le retrait du check-point d'Ali, qui comptait selon lui "de 20 à 30 soldats". Ce barrage était situé à une quinzaine de km de la bordure de l'Ossétie du Sud, sur la première ligne de la "zone de sécurité" mise en place par l'armée russe.

10 octobre
Des journalistes de l'AFP ont constaté que les soldats russes retiraient des barrières en fil barbelé et des équipements d'au moins trois barrages situés près de la ville de Zougdidi, proche de l'Abkhazie. Environ 15 camions militaires transportant du matériel et quatre véhicules blindés de transport de troupes ont traversé le pont Ingouri, où se trouve le principal poste de contrôle russe dans cette zone, pour se rendre en Abkhazie, selon ces journalistes.

Conformément à l'accord de mise en oeuvre du cessez-le-feu conclu entre Moscou et l'UE le 8 septembre, les Russes doivent se retirer des zones adjacentes à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie d'ici le 10 octobre, sur les lignes antérieures au déclenchement du conflit avec la Géorgie, le 7 août. Les observateurs de l'UE ont commencé à patrouiller dans ces zones le 1er octobre pour garantir ce retrait.

Tbilissi avait lancé début août une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, à laquelle Moscou avait riposté par l'envoi massif de troupes en territoire géorgien. Selon le ministère géorgien de l'Intérieur, il restait avant le début de la mission de l'UE, 800 soldats russes et 18 positions dans les zones adjacentes.

Attentat
Ces premiers mouvements de troupes interviennent deux jours après un attentat à la voiture piégée près de l'état-major des forces de maintien de la paix russes à Tskhinvali, "capitale" de l'Ossétie du Sud, qui a tué huit soldats. Le Parquet général russe a mis en cause les autorités géorgiennes, une accusation vivement démentie par Tbilissi qui avait estimé que cet attentat était "une tactique pour retarder le retrait" des forces russes.

La Russie a reconnu l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie le 26 août, un acte vigoureusement condamné par l'Occident et par Tbilissi, qui accuse la Russie de vouloir annexer ces régions limitrophes de sa frontière sud. Moscou entend maintenir 3.800 soldats dans chacun de ces territoires. (afp/7sur7)
05/10/08 16h50
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