Marc Machin, 26 ans, condamné pour un meurtre au pont de Neuilly en 2001 dont s'est depuis accusé un autre homme, est sorti libre aujourd'hui mardi en matinée de la maison d'arrêt de Rouen après avoir bénéficié d'une suspension de peine.
"Je n'ai jamais perdu espoir"
"Je suis content, je n'ai jamais perdu espoir. C'est un grand pas de fait, je suis un peu plus serein", se réjouit Marc Machin qui est sorti peu avant 10h00 de la maison d'arrêt après 6 ans et 10 mois d'incarcération. Souriant et semblant en bonne forme, le jeune homme, qui était entouré de son père, de sa mère "adoptive".
Son avocat Me Louis Balling, également présent, a ajouté qu'il était "seulement libre" et qu'il continuerait à se battre pour obtenir sa
"réhabilitation".
Un autre homme a avoué le meutre
La Commission de révision des condamnations pénales avait ordonné le 1er juillet sa remise en liberté après le recueil par la police d'aveux d'un autre homme pour le meurtre d'une femme au pont de Neuilly. Mais Marc Machin était resté en prison à la suite d'une condamnation à trois mois de prison, portée à quatre en appel, pour l'agression d'un surveillant. Marc Machin a été condamné en 2004 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour le meurtre de Marie-Agnès Bedot le 1er décembre 2001 au pont de Neuilly.
Un tueur en série?
Cette peine avait été confirmée en 2005 en appel et assortie de 12 ans de sûreté par la Cour d'assises des Yvelines. Après avoir avoué le meurtre durant sa garde à vue, Marc Machin s'était rétracté et a ensuite toujours nié les faits. Début mars, un autre homme, David Sagno, s'est accusé de ce meurtre ainsi que de celui d'une autre femme, Maria-Judith Araujo, toujours au pont de Neuilly, le 22 mai 2002. (afp)


