La Cour constitutionnelle italienne a rejeté mercredi soir un recours déposé par le parlement contre une décision de justice autorisant l'arrêt de l'alimentation artificielle d'une femme dans le coma depuis plus de 16 ans, rapportent les médias jeudi.
La Cour de cassation doit se prononcer le 11 novembre sur le cas de la jeune femme, plongée dans le coma à la suite d'un accident de la route survenu le 18 janvier 1992. L'arrêt de l'alimentation d'Eluana Englaro (36 ans), réclamée par son père, a été accordé par la justice le 9 juillet dernier.
La cour d'appel de Milan (nord) avait alors retenu que "l'état végétatif permanent était irréversible" et que la jeune femme "aurait préféré mourir qu'être maintenue en vie de manière artificielle" si elle avait pu s'exprimer. Le parquet a fait appel de cette décision.
L'Eglise catholique, très puissante en Italie, a fait du cas d'Eluana un symbole de sa lutte contre l'euthanasie et mène activement campagne pour qu'elle soit maintenue en vie.
Après la décision de justice autorisant l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation de la jeune femme, le Sénat et la Chambre des députés avaient soulevé devant la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction, une "exception d'inconstitutionnalité" pour conflit de compétences entre instances judiciaire et législative.
La majorité de droite estimait que les juges n'avaient pas à se prononcer sur les modalités de la fin de vie qui sont, selon eux, de la compétence du législateur.
La Cour constitutionnelle a estimé mercredi qu'il n'y avait pas en l'espèce de conflit de compétence, tout en relevant que le parlement peut modifier la loi en vigueur s'il l'estime nécessaire. (afp)
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