Carla Bruni intervient en faveur de Marina Petrella

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Par: rédaction
13/10/08 - 13h23

L'association italienne des victimes du terrorisme a annoncé aujourd'hui lundi qu'elle irait manifester le week-end prochain à Paris contre la décision de Nicolas Sarkozy de ne pas extrader vers l'Italie l'ancienne membre des Brigades rouges Marina Petrella.

Une intervention présidentielle?
L'épouse et la belle-soeur du président français soutiennent la terroriste. Carla Bruni-Sarkozy et sa soeur, Valeria Bruni-Tedeschi, sont intervenues, aujourd'hui lundi, en sa faveur.

La comédienne, Valeria Bruni-Tedeschi, a expliqué sur la radio Europe 1 être allée voir d'abord Marina Petrella en prison, pour pouvoir fournir "un témoignage personnel et très direct", et avoir donné son avis à sa soeur qui "a donné son avis à son mari". "Je pensais juste que c'était une chose terrible qu'elle meure", a-t-elle indiqué.

Elle a dit avoir parlé directement aussi à ce sujet avec Nicolas Sarkozy qui selon elle "a absolument écouté". "Ensuite il a rencontré je pense à plusieurs reprises les médecins, l'avocate, il a étudié le dossier", a-t-elle ajouté. Valéria Bruni-Tedeschi et sa soeur ont elles-mêmes appris mercredi à Marina Petrella, qui souffre d'une grave dépression, qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie. La présidence française a confirmé dimanche avoir finalement autorisé Mme Petrella à rester en France en raison de sa "situation de santé".

Une décision inacceptable
"Nous n'acceptons pas cette décision et irons devant l'Elysée montrer notre total désaccord", explique le président de l'association italienne des victimes du terrorisme, Bruno Berardi, dans le quotidien La Stampa de lundi. Il ajoute qu'un train serait affrété dans lequel prendraient place "les membres des nombreuses familles détruites par la douleur et accablées par le manque d'intérêt à leur encontre". Le syndicat autonome de la police a également critiqué une décision "inacceptable s'agissant notamment d'une terroriste condamnée pour le meurtre d'un policier".

"Une mauvaise plaisanterie"
La presse italienne a fait une large place lundi aux réactions majoritairement hostiles dans la Péninsule à la décision du président français. "Appliquer la clause humanitaire à une terroriste condamnée pour homicide, vol et enlèvement ressemble à une mauvaise plaisanterie", commentait dans La Repubblica Isabella Bertolini du Peuple de la Liberté, le parti de Silvio Berlusconi.

Viol des accords
Pour Olga D'Antona, dont le mari magistrat a été tué en 1990 par les Brigades rouges, "tous les accords et conventions judiciaires sont violés" par cette décision, "sans doute prise parce que chez Sarkozy a prévalu la peur de l'impopularité".

Les journaux italiens soulignent enfin le rôle joué dans cette décision de Nicolas Sarkozy par l'épouse du président, Carla Bruni-Sarkozy, et par sa soeur, Valeria Bruni-Tedeschi. "Je pense que cette femme avait déjà payé sa dette pour ce qu'elle avait fait", a expliqué la soeur de Carla Bruni au Corriere della Sera. "Quel avantage aurait pu apporter aux victimes et plus généralement à l'Italie qu'il y ait une mort de plus ?", s'est interrogé l'actrice.

Condamnée à perpétuité
Condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité en 1992 et réfugiée en France depuis 1993, Marina Petrella, 54 ans, a été arrêtée en août 2007 et remise en liberté sous contrôle judiciaire un an plus tard. (afp)

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