Mise en doute la motivation humanitaire française concernant Petrella

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Par: rédaction
14/10/08 - 10h53
Ahmed Merakchi, compagnon de Marina Petrella.

Le ministre italien de la Défense Ignazio La Russa doute des "motivations humanitaires" avancées par le président français Nicolas Sarkozy pour refuser l'extradition de l'ex-brigadiste Marina Petrella, en se fondant sur des photos, dans une interview publiée mardi.

"Cette motivation n'est pas sincère"
"J'ai la sensation que cette motivation n'est pas sincère", a déclaré le ministre dans une interview à La Stampa, ajoutant qu'il "espérait se tromper". Le ministre explique fonder son jugement sur des images vues à la télévision de Marina Petrella, qui la montre "bien reposée" et en "meilleure" forme que lui.

"Il n'y a eu aucune image" de Marina Petrella depuis l'annonce qu'elle ne serait pas extradée, a déclaré mardi à l'AFP son mari Hamed Merackchi. Les dernières photos de l'ex-brigadiste remontent au printemps dernier lorqu'elle avait réclamé sa mise en liberté devant la Cour d'appel de Versailles, près de Paris, a-t-il précisé.

Sarkozy fait jouer la "clause humanitaire"
Selon la fille de Marina Petrella, Elisa Novelli, interrogée à la radio italienne, les photos auxquelles fait référence le ministre datent de "septembre et décembre 2007". "Il existe une clause humanitaire, cette clause humanitaire je l'ai fait jouer", avait déclaré lundi M. Sarkozy pour justifier sa décision, précisant avoir reçu "à plusieurs reprises (le) médecin" de Marina Petrella.

L'ex-brigadiste, âgée de 54 ans, est hospitalisée à l'hôpital Sainte-Anne à Paris dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins. Elle a été condamnée en 1992 à la perpétuité pour complicité dans le meurtre d'un vice-préfet de police, abattu en juin 1981 par un commando.

Cette condamnation avait été prononcée à l'issue du procès "Moro ter", qui avait eu à examiner pratiquement tous les attentats revendiqués par les Brigades rouges (BR) à Rome entre 1977 et 1982. La non-extradition de Marina Petrella a suscité de vives réactions chez les proches des victimes des Brigades rouges. (belga)

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