Marc Keyser.
Un Américain de 66 ans est soupçonné d'avoir fait parvenir plus de 120 courriers contenant des sachets de poudre marqués "anthrax" à des médias ainsi qu'à des élus. Après analyse, la poudre s'est révèlée être inoffensive, indique le site web du Nouvel Observateur.
Marc Keyser, un habitant de Sacramento (Californie), connu des services de police pour des faits similaires, a envoyé des paquets contenant un CD ainsi qu'un sachet de plastic frappé du mot "anthrax" (bacille du charbon) dans la région de la Californie mais aussi à Washington et en Caroline du Nord, à l'autre bout du pays.
L'homme a effectué 120 envois identiques à destinations de journaux mais aussi des bureaux d'élus au Congrès, ainsi qu'à deux restaurants de Sacramento. Les sachets contenaient une poudre blanche sans danger. Quant au CD, il comportait une illustration de l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell, tenant une fiole à la main et portant la phrase "Anthrax choc et stupéfaction terrreur".
Ces dernières semaines, les enveloppes en question étaient notamment parvenues à l'agence de presse Reuters, à New York, laquelle avait dû êtré évacuée ainsi qu'au quotidien The New York Times. On ignore encore si Keyser est également l'auteur de ces envois.
Marc Keyser est connu de la police pour avoir fait du porte à porte, en 2004, pour réunir des fonds afin de protéger la police contre des attaques terroristes, provoquant la panique des habitants. Il a également purgé une peine de prison pour avoir envoyé des excréments par la poste.
En 2001, peu après les attentats du 11 Septembre, des lettres contenant de la poudre infectée du bacille du charbon avaient causé la mort de cinq personnes aux Etats-Unis, provoquant une psychose nationale.
Viktoria Thirionet


