La présence militaire belge au Liban prolongée jusque fin 2009

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Par: rédaction
4/11/08 - 13h21

Le Conseil des ministres restreint a décidé de prolonger jusque fin décembre 2009 la présence - mais avec des effectifs réduits - des Casques bleus belges au Liban et jusque fin août la mission des chasseurs-bombardiers F-16 en Afghanistan, a indiqué mardi le ministère de la Défense.

Selon les journaux La Libre Belgique et De Standaard, le contingent belge de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) passera de 335 hommes (contre un chiffre initial de 370) à 216 hommes, avec toutefois la participation d'une frégate, servie par un équipage de 157 marins, durant quatre mois au volet naval de FINUL, sans doute au premier semestre 2009.

Déminage
La diminution portera sur l'hôpital de campagne déployé à Tebnine (sud-Liban), dont le retrait est nécessaire pour contribuer au "groupement tactique" européen ("EU Battle Group", EUBG) dont l'armée belge prendra le commandement au second semestre 2009.

La Belgique conservera toutefois une capacité de déminage au Liban, payée en partie par le ministère des Affaires étrangères. M. De Crem avait suggéré au départ de mettre fin à la mission des Casques bleus le 15 avril, mais s'est heurté à l'opposition des autres partis de la coalition.

Afghanistan
La mission des quatre F-16 belges affectés à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), dirigée par l'OTAN en Afghanistan, sera pour sa part prolongée jusque fin août, de manière à boucler une année de présence.

Le Conseil des ministres restreint a aussi marqué son accord l'envoi d'une équipe d'instructeurs, forte d'au maximum une septantaine de militaires, au profit de l'armée afghane dès janvier prochain dans la région de Kaboul, avant un déploiement trois mois plus tard dans le nord de l'Afghanistan. "Nous ne ferons cette instruction que dans le nord, c'est très clair", a affirmé De Crem.

Le principe de l'envoi d'une telle équipe - baptisée "Operational Mentoring and Liaison Team" (OMLT), - avait été approuvé le 1er février par le gouvernement Verhofstadt III, tout comme celui de quatre avions de combat F-16 à Kandahar (sud) à partir du 1er septembre. La date envisagée pour le déploiement était "à partir du 1er octobre au plus tôt", mais elle n'a cessé de glisser dans le temps, M. De Crem ayant évoqué l'échéance de mars 2009.

Participation
Selon la décision du "kern", quelque 310 militaires belges resteront en outre chargés, tout au long de l'année 2009, de la protection et du fonctionnement de l'aéroport international de Kaboul (KAIA), alors que se poursuivrait la participation d'une vingtaine d'hommes à une équipe provinciale de reconstruction ("Provincial Reconstruction Team", PRT) dirigée par l'Allemagne à Kunduz.

Le Conseil des ministres restreint a encore donné son aval à la participation d'"au maximum" vingt militaires belges pour mettre en oeuvre des avions-radar AWACS de l'OTAN, que l'ISAF réclame depuis des mois pour améliorer la coordination de ses opérations aéroterrestres contre les talibans. La participation militaire belge à l'ISAF, qui est d'environ 524 hommes, tomberait ainsi à 424 en septembre 2009, après le retour des F-16 déployés à Kandahar.

Coût
Avec un coût estimé à plus de 42 millions d'euros, l'Afghanistan s'annonce comme l'opération la plus coûteuse de l'armée belge l'an prochain pour un montant total de 61,982 millions d'euros. A ce montant s'ajoutent les 75,128 millions d'euros liés à la participation possible, en cas de crise, aux forces de réaction rapide de l'OTAN (la NRF) et de l'Union européenne (les EUBG).

La Défense prévoit aussi de mettre fin le 15 mars à sa participation à la force européenne (EUFOR) au Tchad et en Centrafrique, qui arrivera en fin de mandat, et de maintenir une compagnie renforcée (200 hommes) au sein de la force de paix au Kosovo (KFOR). (belga/CA)

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