Le journaliste belge enlevé en RDC libéré

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Par: rédaction
7/11/08 - 10h36
MISE À JOUR
Scheen se trouve actuellement dans un camp de la MONUC près de Rutshuru. Il sera probablement transféré dans le courant de la journée vers Goma.

Le journaliste belge germanophone Thomas Scheen travaillant pour le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung qui avait été enlevé mardi dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) par des miliciens pro-gouvernementaux Maï-Maï, a été libéré, a annoncé vendredi un porte-parole des Affaires étrangères. Il se trouve dans un camp de la MONUC et est en bonne santé.

Le journaliste belge, originaire d'Eupen, avait été enlevé par un groupe de la mouvance Maï-Maï dans les environs de Rutshuru, où s'affrontent depuis mardi rebelles de Laurent Nkunda et miliciens pro-gouvernementaux.

Libération sans heurt
Sa libération s'est déroulée sans heurt, a annoncé vendredi matin le porte-parole des Affaires étrangères François Delhaye, ajoutant qu'il est en bonne santé et qu'il se trouve actuellement dans un camp de la MONUC près de Rutshuru, d'où il sera sans doute transféré dans le courant de la journée vers Goma.

Thomas Scheen et ses deux collaborateurs congolais sont sous la protection des troupes de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc). Ils sont en bonne santé, d'après cette source. "Nous remercions tous ceux qui se sont engagés de manière intensive ces derniers jours en Allemagne, en Belgique et au Congo pour la libération de Thomas Scheen et de ses collaborateurs", a souligné le directeur de publication de la FAZ, Berthold Kohler.

Enlevé par la mouvence Maï-Maï
Il "a été enlevé par un groupe de la mouvance Maï-Maï" dans les environs de Rutshuru, où s'affrontent depuis mardi rebelles de Laurent Nkunda et miliciens pro-gouvernementaux, avait précisé à Bruxelles un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Delhaye, confirmant une information du journal belge Le Soir.

"Des contacts ont pu être noués avec les personnes impliquées ou susceptibles de favoriser sa libération", avait ajouté M. Delhaye. "Il semble que les revendications ne soient pas uniquement d'ordre politique mais cela n'est pas totalement clair", avait encore indiqué le porte-parole.

Le retrait du CNDP en échange
Selon Le Soir, les Maï-Maï, miliciens de plusieurs origines ethniques, auraient exigé en échange de la libération du journaliste le retrait de Rutshuru des forces du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda qu'ils combattent. Le journaliste aurait été enlevé dans la localité de Kiwanja, petit centre commercial contrôlé par le CNDP situé à environ 80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, précisait encore le quotidien bruxellois.

Kiwanja était contrôlé jeudi par le CNDP. Laurent Nkunda se présente comme un défenseur des tutsis congolais, notamment contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont certains membres ont participé au génocide de 1994 au Rwanda, qui a fait des centaines de milliers de morts, essentiellement parmi la minorité tutsie.

Nombreux déplacés
Les affrontements cette semaine à Kiwanja ont provoqué le déplacement de milliers de civils vers le centre administratif de Rutshuru, à cinq km au sud de Kiwanja, ou à proximité de la base de la Monuc à Kiwanja. (belga/afp/mb)

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