Un journaliste congolais, dont Human Rights Watch (HRW) avait affirmé qu'il avait été tué au cours d'une opération de la rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a été retrouvé sain et sauf, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
L'organisation de défense des droits de l'Homme, basée à New York, avait annoncé jeudi la mort d'Alfred Munyamaliza Bitwahiki Njonjo, tué lors d'une opération de nettoyage de la rébellion dans la localité de Kiwanja, à environ 80 km au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu. Présentateur à la Radio communautaire Ushirika (Racou), M. Njonjo est "bien vivant", a affirmé l'organisation congolaise Journaliste en danger (JED), qui s'est entretenu par téléphone avec l'intéressé. Il a trouvé refuge avec un autre journaliste de la radio Racou dans un campement de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc).
Un journaliste a pu rencontrer sur place un homme avec une carte de presse au nom de M. Njonjo. Selon JED, "la Radio Racou, seule radio présente à Kiwanja, a été pillée mardi par des (rebelles) dans la foulée des affrontements qui les ont opposés aux combattants (pro-gouvernementaux) Maï-Maï". "Tous les journalistes travaillant pour cette station de radio se sont alors dispersés pour échapper à ce qui ressemblait à une action de représailles. Par la suite, la maison de Njonjo a été attaquée et incendiée", précise JED dans un communiqué.
Interrogée vendredi, une responsable de HRW, Anneke Van Woundenberg, a déclaré "avoir reçu des rapports indiquant que (M. Njonjo) était vivant. Nous vérifions ces informations". Deux autres journalistes de radio Racou ont fui vers le nord et trouvé refuge dans la ville de Beni (385 km au nord de Goma), a précisé le directeur de la radio, Jean-Baptiste Kiyana. Dans son communiqué jeudi, HRW indiquait qu'au moins une vingtaine d'autres personnes avaient été tuées lors de l'opération de nettoyage des rebelles à Kiwanja. (afp)
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