Sarkozy fait appel dans l'affaire de la poupée vaudou

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Par: rédaction
13/11/08 - 20h56
"Test ADN", "Textos", "Racaille",... à vous de choisir où vous voulez planter l'aiguille.

Alors qu'il avait été débouté en première instance, Nicolas Sarkozy a décidé de faire appel de la décision juridique autorisant la vente d'une poupée vaudou à son effigie, permettant symboliquement de s'opposer à ses actions.

Thierry Herzog, avocat du président français, a déclaré à la cour d'appel de Paris que Nicolas Sarkozy se présentait "en qualité de citoyen et non en qualité autre" et a déploré qu'on lui reproche de faire appel : "il n'est pas au-dessus des lois mais n'a pas à être en-dessous". L'argument avancé par l'avocat est que la poupée ne relève pas de la caricature mais d'un objet commercial qui n'est donc pas protégé par la liberté d'expression.

Le 29 octobre, le tribunal avait invoqué la liberté d'expression et le "droit à l'humour", déboutant pour la première fois un président en exercice d'une demande judiciaire.

Depuis le 9 octobre, date de leur mise en vente, la poupée et le manuel vaudou remportent un franc succès auprès du public. Celui-ci a la possibilité de planter des aiguilles dans une poupée à l'effigie de Nicolas Sarkozy, recouvert de "mots-clés" tels que "Casse-toi pauv'con", "Racaille" ou encore "Travailler plus pour gagner plus".
Le tribunal a estimé que la poupée "ne constituait ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle, et s'inscrivait donc dans les limites autorisées de la liberté d'expression et du droit à l'humour".

Me Herzog appuie sa défense sur deux précédents : dans les années 70, Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu le retrait d'un jeu de cartes à son effigie et Georges Pompidou l'interdiction d'une publicité utilisant une photographie où il figurait.

V.T.

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