L'Angola n'a pas l'intention de faire la guerre en RDC
L'Angola n'a pas mobilisé de troupes pour prendre part au conflit dans l'est de la République démocratique du Congo et n'interviendra pas "simplement pour entrer à nouveau en guerre", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères angolais.
"L'Angola ne va pas intervenir simplement pour entrer à nouveau en guerre", a affirmé vendredi Abreu Breganha, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "L'Angola a beaucoup souffert durant sa guerre (civile) et nous sommes maintenant engagés dans un processus de réconciliation et de reconstruction des routes et des bâtiments pour que notre pays puisse se développer".
"Nous avons beaucoup d'expérience diplomatique et militaire et nous ne voulons pas entrer dans une guerre juste pour le plaisir", a-t-il ajouté. M. Breganha a affirmé que l'Angola n'avait pas mobilisé de troupes et que le principal objectif de son pays était le retour à la paix dans la région. Les spéculations vont bon train sur la présence de soldats angolais dans l'est de la RDC aux côtés des forces armées régulières congolaises engagées dans des combats contre les rebelles de Laurent Nkunda.
"L'Angola veut contribuer à la stabilité de la région et non à sa confusion. L'Angola est extrêmement préoccupée par la situation en RDC où la population locale est entrain de souffrir", a assuré M. Breganha. Les pays de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dont l'Angola, se sont dits prêts à envoyer "si nécessaire des troupes de maintien de la paix" dans l'est de la RDC.
L'Angola est un allié fidèle de la RDC voisine: son armée est intervenue pour soutenir le gouvernement de Kinshasa pendant la guerre régionale de 1998-2003 dans l'ex-Zaïre, contre la coalition dont faisait partie le Rwanda. Les Nations unies, qui disposent d'une mission de paix en RDC, et Kinshasa démentent toute présence militaire angolaise. Mais plusieurs autres sources, dont un officier de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) s'exprimant sous couvert de l'anonymat, ont affirmé l'inverse.