Trente-six personnes proches ou membres de l'ETA, l'organisation séparatiste basque espagnole, ont été arrêtées en France depuis le début de l'année, a déclaré mardi la ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
"Depuis le début de l'année, ce sont 36 membres ou proches de l'ETA qui ont été interpellés", a déclaré la ministre interrogée à l'Assemblée nationale sur la lutte contre le terrorisme après l'arrestation lundi en France du chef militaire présumé de l'organisation basque.
Parmi eux, "la moitié faisait l'objet de mandats d'arrêts européens", a-t-elle précisé.
En 2007, a-t-elle ajouté, "une cinquantaine d'activistes (d'ETA) ont été arrêtés, quinze logements servant de planque ont été découverts, 700 kilogrammes d'explosifs ont été récupérés". "L'ETA a commis et commet dans notre pays un certain nombre de délits et de crimes: plus de 130 faits, vols de véhicules, d'armement, vols à main armée et aussi l'assassinat des deux jeunes gardes civils espagnols à Cap-Breton (sud-ouest, en 2007) ont fait partie de son action".
Le chef présumé de l'appareil militaire d'ETA, Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubina, alias "Txeroki", 35 ans, arrêté lundi à Cauterets, dans le sud-ouest, "est soupçonné du crime de Cap-Breton, ainsi que d'être l'organisateur de l'attentat contre l'aéroport de Madrid en 2006", a rappelé la ministre.


