Libération de cinq journalistes en RDC

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Par: rédaction
21/11/08 - 11h05

Cinq journalistes d'une chaîne de télévision indépendante privée émettant à Kinshasa qui avaient été arrêtés cette semaine par les services de sécurité après la diffusion de l'interview d'un opposant ont été libérés jeudi soir, a-t-on appris de sources concordantes.

Trois d'entre eux avaient été interpellés mercredi et deux autres jeudi, selon l'organisation de défense de la presse en République démocratique du Congo (RDC), Journalistes en danger (JED).

"On a tous été libérés ce soir", a déclaré le directeur des programmes de la chaîne Raga TV, Albert Mbuyi Bwebwe, qui faisait partie des cinq journalistes arrêtés par l'Agence nationale des renseignements (ANR). Cette information a été confirmée par JED.
En revanche, "on n'a pas de nouvelles du journaliste (Jules Mwamba) qui a réalisé l'interview" et qui pourrait se cacher, a précisé M. Mbuyi Bwebwe à l'AFP.

"On nous reprochait la diffusion (mercredi) de l'interview d'un opposant qui a tenu des propos considérés comme injurieux à l'égard du chef de l'Etat" Joseph Kabila, a-t-il expliqué.

Dans son intervention, l'opposant Roger Lumbala avait affirmé que le remplacement annoncé lundi du chef d'état-major des armées reflétait "la panique autour du chef de l'Etat", alors que l'est du pays est en proie à une guerre entre l'armée et une rébellion.

Il avait également critiqué l'installation controversée, au siège du parlement, d'un bureau du président. "C'est la confusion! La séparation des pouvoirs veut dire aussi séparation des bâtiments", s'était-il exclamé, selon les propos rapportés par JED.

Parlementaire et président d'un petit parti de l'opposition, le Rassemblement des Congolais Démocrates et Nationalistes (RCD/N), M. Lumbala a affirmé ne pas avoir "tenu des propos discourtois envers le chef de l'Etat".

L'installation d'un bureau de M. Kabila au Palais du Peuple (parlement) fait grand bruit à Kinshasa, certains parlant d'une "confiscation" du bureau du président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe - pourtant considéré comme un proche du chef de l'Etat.
M. Kamerhe a toutefois précisé mardi devant la presse que M. Kabila n'allait s'installer que "momentanément" au siège du parlement dans le cadre des consultations avec les parlementaires sur la restauration de la paix à l'est de la RDC.

Il a expliqué qu'il avait cédé son bureau pour des raisons de sécurité et de commodité et que la présence du chef de l'Etat n'est nullement anticonstitutionnelle. (belga/ac)

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