Le procureur de la République de Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a ouvert samedi une enquête sur l'assassinat vendredi soir d'un journaliste, qui a suscité l'indignation dans le pays, a-t-on appris auprès de l'ONU.
"Le procureur de la République (de Bukavu) a déjà ouvert une enquête et les services compétents de la Monuc (Mission des Nations unies en RDC) lui promettent tout leur appui et assistance", selon un communiqué de la Monuc.
La Monuc "condamne avec force cet ignoble acte et lance un appel aux autorités pour tout mettre en oeuvre afin de poursuivre et d'arrêter l'auteur ou les auteurs pour subir toute la rigueur de la loi".
Didace Namujimbo, 34 ans, a été tué par des inconnus vendredi soir à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, située à plus de 1.500 km à l'est de Kinshasa. Il travaillait pour la radio Okapi, parrainée par l'ONU.
Selon les premiers témoignages recueillis par l'organisation congolaise de défense de la presse Journalistes en danger (JED), il "a été abattu d'une balle tirée dans le cou et à bout portant, quelques minutes seulement après avoir été déposé sur la grand route de son quartier par un véhicule de la Monuc". "Son corps sans vie n'a été retrouvé que samedi matin par des passants à quelque 50 mètres de son domicile", précise JED dans un communiqué.
Selon un membre de la famille du journaliste interrogé par l'organisation, "il a été retrouvé sur Namujimbo des biens personnels dont une somme de 50 dollars et 3.000 francs congolais (environ 5 dollars) ainsi qu'un talkie-walkie de service. Mais ses deux téléphones portables n'ont pas été retrouvés".
Didace Namujimbo est le deuxième journaliste de la radio Okapi tué par balle à Bukavu en un an et demi, et le sixième professionnel des médias tué en RDC au cours des trois dernières années dans des circonstances similaires, note JED. (belga)
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