Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, réuni en session extraordinaire, a commencé à débattre vendredi après-midi à Genève de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le débat a été supendu en début de soirée en raison du grand nombre d'orateurs inscrits. Il reprendra lundi à la mi-journée, en marge de la session plénière du Conseil des droits de l'homme qui s'ouvre ce jour-là, a annoncé le président du Conseil, l'ambassadeur nigérian Martin Ihoeghian Uhomoibhi.
Un projet de résolution présenté par l'Union européenne "déplore fortement les graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises à grande échelle par toutes les parties au conflit". Le texte cite des "cas de plus en plus nombreux et répandus de violence sexuelle, d'exécutions sommaires, de recrutement et d'utilisation d'enfants soldats par les groupes armés, de torture (...), de déplacements massifs de populations et de pillages de villages".
"Il existe des preuves tangibles que des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité ont été commis" au Nord-Kivu, a lancé le représentant de la France Jean-Baptiste Mattéi qui avait demandé la convocation de cette session au nom de l'Union européenne, avec le soutien d'une quinzaine de pays membres.
L'ambassadeur de RDC s'est élevé contre le projet de résolution de l'UE qui "condamne les autorités de RDC de la même manière que les forces rebelles". Il a exigé "l'arrêt du soutien apporté (au chef rebelle) Laurent Kunda par des pays étrangers, et que les multinationales cessent leur trafic sinistre" avec les richesses minières du Nord-Kivu qui finance la rébellion. (belga)


