Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a déclaré que la Belgique était très inquiète des informations figurant dans un rapport des Nations Unies faisant état de collusion entre les forces armées congolaises et le FDLR, d'une part, et le Rwanda et le CNDP, d'autre part.
Le rapport, publié par des experts des Nations Unies, établit clairement que les violations du régime de sanctions continuent à nourrir le conflit à l'est du Congo, précise un communiqué diffusé lundi matin par le SPF Affaires étrangères. "Aussi longtemps qu'il n'est pas mis fin à l'appui aux groupes armés, ceux-ci continueront leurs actions et leurs épouvantables violations des droits de l'Homme", estime le ministre.
Il appelle donc "les pays concernés à prendre leurs responsabilités, à examiner sérieusement les informations fournies et à tirer les conclusions nécessaires, notamment en prenant des sanctions et en poursuivant les individus et institutions mises en cause". M. De Gucht salue, en outre, le récent dialogue bilatéral noué entre le Rwanda et la RDC et dont les objectifs sont la recherche de la paix et de la stabilité dans la région et la reprise des relations diplomatiques.
Le ministre belge souligne enfin l'importance de la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles qui constitue "un facteur important de la poursuite de l'instabilité à l'est du Congo". En ce qui concerne les personnes et les entreprises belges citées dans le rapport pour implication dans les violations du régime de sanctions, M. De Gucht a annoncé que le gouvernement prendra des mesures appropriées "pour que nos entreprises respectent les codes de conduites internationaux en vigueur". (belga/th)
Connectez-vous ou enregistrez-vous pour réagir!


