Bouclier antimissile: pas de rapprochement russo-américain à Moscou

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Par: rédaction
15/12/08 - 17h26
"Nous nous sommes concentrés sur les thèmes sur lesquels on s'oppose, et ils sont nombreux. Sur ces deux problèmes, des différences sérieuses demeurent, mais nous n'avons aucun doute sur l'utilité de ces consultations", a souligné Sergei Riabkov.

Des négociations lundi à Moscou entre de hauts responsables russes et américains n'ont permis aucun "rapprochement" sur le projet de bouclier antimissile américain en Europe et sur l'avenir du Traité de réduction des armes stratégiques (START-1), a annoncé le négociateur russe.

Satisfaits mais pas de rapprochement
"Dans l'ensemble, nous sommes satisfaits de ce round (de discussions), même si nous ne sommes pas parvenus à un rapprochement", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. "Comme toujours, les négociations sur ces thèmes (le bouclier antimissile et START) étaient difficiles", a-t-il ajouté.

La délégation américaine, conduite par John Rood, chargé du contrôle de l'armement et de la sécurité internationale au sein du département d'Etat, n'a fait aucun commentaire à l'issue des négociations de lundi. "Nous nous sommes concentrés sur les thèmes sur lesquels on s'oppose, et ils sont nombreux. Sur ces deux problèmes, des différences sérieuses demeurent, mais nous n'avons aucun doute sur l'utilité de ces consultations", a aussi souligné le vice-ministre russe.

En attendant Obama
M. Riabkov a par ailleurs indiqué que les contacts se poursuivraient désormais "avec la prochaine administration" américaine, soit après l'entrée à la Maison Blanche du démocrate Barack Obama en janvier. Il s'est aussi dit confiant dans la conclusion d'un accord pour remplacer START-1, qui expire en décembre 2009. "Je pense qu'on a plus qu'assez de temps jusqu'à la fin de l'année prochaine pour achever le travail" dans ce dossier, a conclu M. Riabkov.

Le vice-ministre russe a d'autre part jugé "utiles" les pourparlers sur le bouclier antimissile avec la Pologne, qui doit accueillir une partie de ce projet controversé. Il a également souhaité des négociations similaires avec la République tchèque, où d'autres éléments de ce système de défense américain doivent être installés. La Russie estime que le bouclier antimissile américain mine sa sécurité, alors que Washington insiste sur le fait qu'il est destiné à répondre à la menace que représentent des Etats "voyous" comme l'Iran. (belga/th)

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