Le président du Sri Lanka Mahinda Rajapakse a promis mercredi, à l'occasion de la fête de l'indépendance du pays, "une défaite totale" dans quelques jours des rebelles séparatistes tamouls.
"Les ombres du terrorisme ont presque été dissipées. Les Tigres seront complètement battus dans quelques jours", a déclaré le chef de l'Etat. Dans le nord-est de l'île, dans le département de Mullaittivu, l'armée et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) se livrent une bataille acharnée sur un triangle de 200 km2 encore aux mains des séparatistes.
Cette rébellion des Tigres tamouls s'est lentement effondrée sous les coups d'une guerre conventionnelle orchestrée depuis trois ans par le régime de Colombo. L'un des mouvements insurrectionnels les plus redoutables et les mieux organisés au monde contrôlait encore en 2006 quelque 18.000 km2 de territoires dans le nord et dans l'est du Sri Lanka sur lesquels les Tigres espéraient fonder un Etat tamoul indépendant.
Cessez-le-feu
De leurs côtés, les chefs des diplomaties américaine et britannique, Hillary Clinton et David Miliband, ont appelé ensemble mardi à un cessez-le-feu temporaire au Sri Lanka pour des raisons humanitaires. "Les deux parties doivent permettre aux civils et aux blessés de quitter la zone de conflit et ouvrir l'accès aux organisations humanitaires", ajoute le communiqué.
M. Miliband et Mme Clinton ne vont pas jusqu'à demander aux rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) de négocier les conditions d'une reddition avec le gouvernement du président sri-lankais Mahinda Rajapaksese.
Les quatre médiateurs dans le conflit du Sri Lanka --Etats-Unis, Union européenne, Japon et Norvège-- ont exhorté mardi le LTTE à "discuter avec le gouvernement sri-lankais des modalités pour mettre fin aux hostilités, dont la remise de leurs armes, la renonciation à la violence" et l'acceptation d'une amnistie. (belga/ca)


