Affaire Eluana: Berlusconi défend sa décision

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Par: rédaction
7/02/09 - 15h28

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a défendu samedi sa décision de la veille de vouloir passer en force et imposer une loi interdisant la suspension de l'alimentation d'Eluana, en état végétatif depuis 17 ans, et dont la famille a obtenu de la justice le droit de mourir.

"Franchement, je suis stupéfait que des médecins qui se sont consacrés à sauver les vies humaines puissent s'engager dans une action qui porte sûrement à la mort, et même avec cruauté, à travers la privation d'un organisme de l'alimentation", a déclaré Silvio Berlusconi.

Surpris
Le chef du gouvernement a reconnu également avoir été surpris par l'attitude du président de la République, Giorgio Napolitano, qui a refusé de signer le décret-loi adopté vendredi en Conseil des ministres pour interdire la suspension de l'alimentation des personnes en état végétatif.

"Je pensais que la présidence aurait pu surmonter ses réticences juridiques (...) à la lumière du fait que le décret avait été fait pour sauver une vie humaine", a ajouté Silvio Berlusconi. M. Napolitano a refusé de signer le décret-loi en raison de certains aspects "inconstitutionnels" de ce document, selon le communiqué.

Droit de mourir
Selon la presse, le chef de l'Etat a refusé de signer ce décret-loi car il allait à l'encontre d'une décision judiciaire définitive, adoptée en novembre dernier par la Cassation, et autorisant l'interruption de l'alimentation d'Eluana Englaro. Le document a été transformé en projet de loi dont l'examen débutera au Sénat dès lundi, avant de passer à la Chambre des députés.

Le sort d'Eluana, plongée dans le coma depuis un accident de voiture en janvier 1992 et devenue le symbole de la lutte pour le droit de mourir, a ému toute l'Italie. Un arrêt définitif de la Cour de cassation rendu le 13 novembre avait finalement autorisé sa famille à interrompre son alimentation artificielle. (belga)

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