La présidence tchèque de l'UE a fait état lundi d'un "consensus général" sur le projet de partenariat oriental, qui vise à renforcer les relations de l'Union avec six pays d'Europe de l'est. "Il existe un consensus général sur le fait que le projet est viable", a affirmé le ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwartzenberg, à l'issue d'un Conseil des ministres européens des Affaires étrangères.
Il s'agit maintenant de formaliser la création de ce nouvel organe sous la forme de conclusions du Conseil européen, qui seront soumises aux chefs d'Etat et de gouvernement des 27, a-t-il dit. Le partenariat oriental, qui vise l'Ukraine, la Moldavie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, l'Arménie et (sous conditions) le Bélarus, est surtout promu par les Etats membres situés le plus à l'est, qui veulent renforcer les liens avec leurs voisins non-membres de l'UE.
Il est considéré par la présidence tchèque comme l'une de ses priorités et parfois perçu comme un concurrent de l'Union pour la Méditerranée, volet méridional de la politique de voisinage européenne, porté à bout de bras par la précédente présidence (française) de l'UE. Cette concurrence se manifeste notamment sur la question du financement. La France s'est ainsi déclarée "vigilante" face à l'intention de la Commission d'augmenter les fonds destinés à l'est.
"Les pays de l'UE plus attachés que d'autres à la Méditerranée seront vigilants", déclarait ainsi récement un diplomate français, soulignant que le budget européen pour la période 2007-2013 prévoyait que les pays de la Méditerranée reçoivent deux-tiers de l'aide prévue pour les pays voisins de l'UE et les pays de l'est un tiers seulement. (belga/th)
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