Barack Obama a salué mardi dans l'alliance entre les Etats-Unis et le Japon la "pierre angulaire" de la sécurité en Extrême-Orient, en recevant le Premier ministre japonais Taro Aso, premier dirigeant étranger reçu à la Maison Blanche par le nouveau président américain.
"Notre alliance est la pierre angulaire de la sécurité en Asie de l'Est, c'est une alliance que mon administration veut renforcer", a dit M. Obama au début d'entretiens au cours desquels il devait être question de la crise économique mondiale et du défi nord-coréen.
Cette relation est "extraordinairement importante", a-t-il assuré. "C'est pour cette raison que le Premier ministre est le premier dignitaire à venir me rendre visite ici dans le Bureau ovale", a dit M. Obama.
M. Obama a salué le rôle joué par le Japon dans le combat contre le réchauffement climatique, sa contribution en Afghanistan, et a souligné les liens économiques entre les deux pays.
Au cours de leur apparition devant la presse, les deux hommes n'ont
pas évoqué la Corée du Nord ni la possibilité que celle-ci procède sous peu à ce qu'elle présente comme le lancement d'un "satellite", malgré les inquiétudes internationales.
"Comme nous sommes la première et la deuxième économie mondiale, nous allons devoir travailler ensemble, main dans la main", a dit M. Aso, "et je pense que nous sommes les deux seuls pays qui ont assez à offrir" pour résoudre la crise économique.
M. Aso a dit que le Japon était "très honoré" que le chef de son gouvernement soit le premier dirigeant étranger reçu par le président Obama.
La rencontre pouvait difficilement offrir un contraste plus prononcé entre un M. Obama très populaire dans son pays et un M. Aso au plus bas dans les sondages à un peu plus de six mois des législatives. M. Aso fait face à une série de polémiques, comme la démission récente de son ministre des Finances, apparu ivre à une rencontre internationale importante.
Mais l'un des propos de la rencontre était, selon les experts, de rassurer le grand allié japonais quant à la solidité des rapports bilatéraux et de dissiper l'inquiétude que les Etats-Unis ne privilégient la relation avec la Chine, désormais troisième puissance économique.
L'installation d'une nouvelle administration à Washington n'a pas été sans renforcer cette inquiétude. Quand elle était candidate à la présidence, Hillary Clinton avait déclaré que les Etats-Unis et la Chine auraient "les relations bilatérales les plus importantes au monde au cours de ce siècle". Aujourd'hui secrétaire d'Etat, elle a fait du Japon la première étape de son premier voyage à l'étranger la semaine dernière. (afp/chds)


