L'évêque intégriste britannique Richard Williamson doit prendre garde car ses thèses négationnistes constituent un délit dans plusieurs pays, même s'il peut circuler librement dans l'Union européenne, a averti vendredi la Commission européenne.
"Je signale que dans la plupart des Etats, le négationnisme peut être poursuivi. Les juridictions nationales sont compétentes pour condamner le négationnisme", a souligné le commissaire européen à la Justice Jacques M. Barrot lors d'un point presse à l'issue d'une réunion des ministres de la Justice européens. "Si Mgr Williamson tient des propos négationnistes en France, il relève de la loi française qui punit le négationnisme", a ajouté le commissaire.
Il a toutefois souligné que la loi européenne approuvée le 28 novembre 2008 qui punit pénalement, sous certaines conditions, l'apologie du négationnisme comme incitation à la haine raciale ne pouvait pas encore être appliquée car elle doit encore être transposée dans les législations nationales. "Je déplore que dans des pays démocratiques comme les nôtres, des procédures prennent des mois, voire des années, pour pouvoir être appliquées", a pour sa part commenté le ministre tchèque Jiri Pospisil. (belga/th)
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