Les USA espèrent toujours une condamnation de la Corée du Nord à l'ONU
La Corée du Nord a prévenu de son côté que tout débat au Conseil de sécurité sur son tir conduirait à une impasse dans les pourparlers des six nations visant à mettre un terme à son programme nucléaire.
Kim Jong-Il n'était plus apparu en public depuis ses soucis de santé de l'été dernier.
Sur cette image, fournie par DigitalGlobe, apparaît la trace laissée par l'engin au décollage.
Les Etats-Unis n'ont pas renoncé à obtenir une condamnation par le Conseil de sécurité de l'ONU de la Corée du Nord pour son tir d'une fusée balistique, ont indiqué des responsables américains interrogés sur des divergences apparues avec la Chine et la Russie.
"Trop tôt pour tirer des conclusions""Je pense qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions sur ce que nous serons en mesure d'accomplir", a déclaré mardi Denis McDonough, un haut conseiller de politique étrangère du président Barack Obama, actuellement en visite en Turquie. Il a ajouté que l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Susan Rice, travaillait énergiquement sur ce dossier à New York.
Les Etats-Unis souhaitent une réaction ferme de la communauté internationale au tir d'une fusée balistique effectué dimanche par la Corée du Nord. La Chine et la Russie, qui disposent d'un droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations unies ont en revanche incité le Conseil à la retenue. Pékin a même invoqué mardi pour la Corée du nord le droit à un "usage pacifique de l'espace", appelant le Conseil de sécurité des Nations unies à la prudence.
Pyongyang menace de geler les pourparlersLa Corée du Nord a prévenu de son côté que tout débat au Conseil de sécurité sur son tir conduirait à une impasse dans les pourparlers des six nations (Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie) visant à mettre un terme à son programme nucléaire. Le régime communiste de Pyongyang a décrit sa fusée - un missile Taepodong-2 à trois étages d'une portée estimée à 6.700 km - comme un simple lanceur de satellite.
Mais Washington et ses alliés assimilent ce lancement à un nouvel essai de missile à longue portée, en violation de deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU datant de 2006. (afp/th)