10 morts suite à des attentats dans le nord-est de l'Inde
Le bilan des attentats lundi dans un Etat du nord-est de l'Inde a grimpé à 10 morts et la sécurité y a été renforcée pour la visite du Premier ministre Manmohan Singh, ont indiqué les autorités locales.
Front de libération de l'AsomCes attaques dans l'Etat de l'Assam sont mises sur le compte du Front de libération de l'Asom (ULFA), en lutte armée depuis 1979 pour l'indépendance de l'Assam, et qui célèbre ce 7 avril le 30e anniversaire de sa création.
Une première bombe avait explosé lundi après-midi sur un marché bondé de la principale ville de l'Etat, Guwahati, tuant sept personnes et faisant 30 blessés, parmi lesquels des écoliers, selon la police. Puis, trois autres engins ont sauté et il y a eu deux attaques à la grenade dans d'autres départements de l'Assam.
État d'alerte maximumAu total, dix personnes sont mortes et 60 blessées, selon un dernier bilan officiel. Le chef du gouvernement local, Tarun Gogoï, a assuré que ses forces de l'ordre "étaient en état d'alerte maximum pour empêcher d'autres attentats", après que la police eut révélé lundi "disposer de renseignements sur des projets d'attaques par l'ULFA".
Ces attentats interviennent au moment où le Premier ministre indien Manmohan Singh doit se rendre mardi dans l'Assam pour un rassemblement électoral avant les législatives en Inde du 16 avril au 13 mai.
En octobre 2008, plusieurs attentats coordonnés avaient fait 80 morts dans l'Assam et avaient été mis sur le compte de l'ULFA. Mais ce groupe avait nié et des pistes islamistes --indienne ou venue du Bangladesh voisin-- avaient alors été évoquées par les enquêteurs. La rébellion de l'ULFA a fait quelque 10.000 morts depuis 30 ans. (belga/th)