40 personnes arrêtées en Egypte pour contrebande d'armes vers Gaza
La police égyptienne a arrêté une quarantaine de personnes soupçonnées d'être impliquées dans la contrebande d'armes vers la bande de Gaza, a indiqué mercredi un responsable des services de sécurité.
Rafah, plaque tournanteLes hommes sont suspectés d'avoir acheté ou loué des maisons dans la partie égyptienne de Rafah, une ville qui s'étend de part et d'autre de la frontière entre l'Egypte et le territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, pour faire passer des armes à Gaza, a-t-il affirmé à l'AFP.
Ce responsable n'a pas pu préciser la date des arrestations. D'après lui, aucune accusation n'a officiellement été portée contre les suspects. Montasser al-Zayyat, un avocat égyptien connu pour avoir souvent défendu des islamistes, a affirmé que des Libanais et des Palestiniens figuraient parmi les personnes arrêtées.
Liens présumés avec le HezbollahD'après lui, les avocats n'ont pas pu rencontrer leurs clients, mais les familles ont indiqué qu'ils étaient interrogés sur leurs liens présumés avec le Hezbollah chiite libanais. "La police a demandé (des informations) sur un Libanais qui a été arrêté et que les services de sécurité soupçonnent d'être un représentant du Hezbollah", a-t-il ajouté.
Le quotidien indépendant
Al-Masri Al-Yom affirme pour sa part que les hommes sont accusés d'avoir tenté d'ouvrir des représentations du Hezbollah en Egypte et de faire du prosélytisme chiite. Le journal croit savoir qu'ils ont été arrêtés il y a environ trois mois.
"Invasion chiite masquée"En janvier, en pleine offensive israélienne contre le Hamas, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah s'en était violemment pris à l'Egypte, appelant les Egyptiens à manifester "par millions" pour obtenir l'ouverture du terminal de Rafah et briser le blocus de la bande de Gaza.
Le Caire avait vivement réagi, en l'accusant d'"agent" de l'Iran. La presse égyptienne dénonce régulièrement ce qu'elle appelle l'"invasion" chiite masquée. (belga/th)