Fin de la "retenue" de trois cadres dirigeants de Faurecia dans l'Essonne

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Par: rédaction
10/04/09 - 07h31

L'action de salariés de l'équipementier automobile Faurecia protestant contre le plan social annoncé en décembre, qui "retenaient" depuis 18H00 trois cadres dirigeants de l'entreprise a pris fin jeudi soir un peu après 23H00, a-t-on appris de source syndicale.

"Nous n'avons obtenu aucune avancée", la réunion est suspendue et reprendra le 28 avril, a déclaré devant la presse le secrétaire du Comité central d'entreprise (CCE), Emmanuel Pioche (CFDT). "Il est primordial que le gouvernement s'intéresse à notre cas", a-t-il ajouté. Les salariés réclamaient l'annulation d'un plan social, ou un plan qui soit "digne de ce nom", a-t-il poursuivi, et non "au rabais".

"La réunion pour aujourd'hui est terminée, et le comité central d'entreprise est suspendu" a confirmé la direction auprès de l'AFP. Outre le directeur du site de l'Essonne, Jean-François Loyau, étaient "retenus" MM. Bruno Siret, directeur des Ressources humaines Monde pour la recherche-développement, et Franck Chiezal, directeur des Affaires sociales, avait indiqué M. Pioche à l'AFP.

M. Loyau "n'est pas séquestré, on le retient" dans le cadre du déroulement d'un CCE, avait déclaré un délégué du personnel de ce syndicat, Adriano Sampaïo, joint par l'AFP alors que la présence, aux côtés de ce directeur, de deux autres cadres n'était pas encore connue. "Il n'y a pas de violence, tout se passe dans le calme. (M. Loyau) n'a pas exprimé formellement le désir de partir", a déclaré de son côté M. Pioche pour réfuter le terme de "séquestration".

Au cours de cette réunion de CCE ont été notamment abordées les mesures d'accompagnement social du plan de suppression d'emploi, et le montant des indemnités qui devront être versées aux salariés qui perdront leur emploi. Le site de Brières-les-Scellés est constitué essentiellement de bureaux d'études et emploie un millier de "cols blancs", chercheurs, ingénieurs, techniciens et agents administratifs.

Faurecia, premier équipementier automobile français qui a essuyé une perte de 547,8 millions d'euros en 2008, avait annoncé le 11 décembre un plan de réduction de 1.215 emplois en France entre 2009 et 2011, afin de réduire ses coûts. (afp/th)

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