Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, n'a pas exclu samedi que l'otage du voilier "Tanit" tué lors de l'opération de libération du navire capturé par des pirates somaliens l'ait été par "un tir français".
"Il y aura une enquête judiciaire et donc une autopsie. On ne peut pas exclure que dans l'échange de tirs entre pirates et commandos le tir soit français", a déclaré le ministre sur la radio Europe 1.
Le détournement du voilier français "Tanit" par des pirates somaliens s'est achevé par un drame vendredi, avec la mort de Florent Lemaçon, propriétaire du voilier dans une opération de l'armée qui a permis de libérer les quatre autres otages, dont un enfant de trois ans. Florent Lemaçon était le père de l'enfant.
Deux pirates ont également été tués et les trois autres faits prisonniers, lors de cette opération.
"Je crois que c'était la meilleure décision possible, car dès lors que les otages étaient sur la côte somalienne", une intervention n'aurait pas été possible, a expliqué le ministre, en soulignant que "par nature, le risque zéro n'existe pas".
"Nous avons tout mis en oeuvre pour préserver la vie des otages", a-t-il insisté. (belga)


