Le projet d'attentat de Manchester faisait partie d'un plan paneuropéen
Le complot terroriste "majeur" déjoué à Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, faisait partie d'un projet d'attentats visant à frapper plusieurs villes d'Europe, affirme le journal dominical britannique
The Sunday Times.
Le fantôme de Rashid RaufLe projet d'attentat sur le territoire anglais, pour lequel onze personnes sont toujours interrogées dont une majorité de ressortissants pakistanais, aurait été planifié par Rashid Rauf, un Britannique d'origine pakistanaise soupçonné d'être le cerveau d'un projet déjoué d'attaques visant des vols commerciaux entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
Selon le MI5, les renseignements intérieurs britanniques, Rauf serait le directeur des opérations d'Al-Qaïda en Europe. Il aurait été tué en novembre 2008 lors d'une frappe militaire dans le nord-ouest du Pakistan mais plusieurs responsables croient en fait qu'il est encore en vie.
Royaume-Uni, France, Belgique...Selon le
Sunday Times, qui cite des enquêteurs sans les nommer, Rauf aurait établi une série de cellules, avant la frappe de novembre. Chaque cellule comprendrait une douzaine d'islamistes, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et ailleurs.
Le MI5 aurait découvert en décembre dernier, après le démantèlement d'une cellule terroriste à Bruxelles, que Rauf avait donné l'ordre de lancer une série d'attentats à travers l'Europe, dépêchant un chef de cellule dans une ville britannique non identifiée, selon les sources du
Sunday Times.
Une discothèque et un centre commercial visésUne vaste opération policière a été lancée mercredi soir à Manchester, Liverpool et dans la même région du nord-ouest de l'Angleterre afin de déjouer un complot terroriste qualifié de "majeur" par les autorités. Selon les médias, une boîte de nuit très fréquentée de Manchester ainsi qu'un centre commercial dans la même ville auraient été visés.
Douze personnes avaient été interpellées dans le cadre du coup de filet de mercredi, dont onze ressortissants pakistanais. L'une d'entre elles, âgée de 18 ans, a été remise à la police des frontières. Les onze autres sont toujours interrogées. Selon la loi britannique, leur garde à vue peut être prolongée jusqu'à 28 jours. (belga/th)