Les violents incidents qui ont opposé dimanche soir à Rome des supporteurs de football aux policiers ont fait quarante blessés parmi les forces de l'ordre, selon le dernier bilan de l'agence italienne Ansa. Les supporteurs, dont la colère a explosé après la mort d'un tifosi de la Lazio Rome tué accidentellement par un policier sur une aire d'autoroute, ont attaqué deux casernes des forces de l'ordre ainsi que le Coni (Comité national olympique italien), proche du stade Olympique de Rome. Le policier italien de 31 ans qui a tué un supporteur de la Lazio Rome a affirmé que le coup de feu mortel était accidentel, dans des déclarations publiées lundi par le Corriere della Sera.
"Je ne visais rien, je ne pointais personne. J'étais au moins à 200 mètres, comment aurais-je pu? Le premier coup (de feu), je l'ai tiré en l'air et le second est parti alors que j'étais en train de courir, putain de moi. Maintenant je le sais, je suis effondré", a-t-il déclaré, selon le quotidien italien. Selon l'Ansa, quarante policiers et carabiniers ont reçu des soins à l'hôpital. Le plus grièvement blessé, touché au foie par un coup de barre de fer, a reçu un arrêt de travail de 20 jours, selon l'agence. Trois personnes ont été arrêtées.
Interrogée par l'AFP, la préfecture de police de Rome ne disposait pas en milieu de matinée de bilan officiel. L'annonce de la mort de Gabriele Sandri, 28 ans, tué par un policier à la suite d'une rixe avec des supporteurs de la Juventus Turin sur une aire d'autoroute à Arezzo (centre-ouest), a soulevé une vague de colère parmi les tifosi italiens, provoquant des affrontements dans plusieurs villes et entraînant l'annulation de matches, dont celui entre l'AS Rome et Cagliari qui devait débuter à 19h40 GMT. (afp)


