Interrogatoires controversés sous Bush: quatre mémos partiellement révélés

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Par: rédaction
17/04/09 - 06h34
Eric Holder, ministre de la Justice

La Maison Blanche a annoncé jeudi que quatre mémos secrets ayant servi de fondement juridique aux politiques controversées d'antiterrorisme sous George W. Bush allaient être rendus publics dans la journée, mais que certaines parties seraient censurées.

Les documents vont être rendus publics par le ministère de la Justice, a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs aux journalistes, à bord de l'avion présidentiel Air Force One emmenant le président américain Barack Obama au Mexique. Il a ajouté que M. Obama ferait dans la journée une déclaration pour expliquer cette décision. Selon M. Gibbs, la publication des mémos répond à une décision d'un tribunal de Californie (ouest), après une action en justice entreprise par la puissante Association américaine de défense des libertés publiques (Aclu).

La justice a donné jusqu'à jeudi à l'administration américaine pour rendre publics ces documents ou justifier leur non publication. Ces mémos sont signés de Jay Bybee et Steven Bradbury, qui étaient à l'époque avocats au bureau juridique du ministère de la Justice. L'Aclu a exprimé mercredi son inquiétude quant au fait que l'administration Obama soit tentée de ne pas publier intégralement les mémos secrets, comme cela semble être le cas.

"Le nouveau ministère de la Justice devrait publier les versions intégrales de ces mémos, et non pas une version expurgée destinée à couvrir des éléments controversés", a écrit dans un communiqué le directeur de l'Aclu pour les affaires de sécurité nationale Jameel Jaffer. Selon le Wall Street Journal, l'administration Obama serait finalement réticente, sous la pression de la CIA, à publier intégralement ces mémos sur les interrogatoires musclés des enquêtes anti-terroristes de l'ère Bush.

Ces documents pourraient par exemple montrer comment l'administration Bush avait prévu une argumentation juridique pour que les détenus de Guantanamo ne bénéficient pas des Conventions de Genève ou que certaines méthodes d'interrogatoire ne puissent être comparées à de la torture. Au surlendemain de sa prise de fonction, Barack Obama avait signé deux décrets par lesquels il ordonnait la fermeture d'ici un an de la prison de Guantanamo, et la fin des techniques d'interrogatoire controversées. (afp/mb)

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