L'Iran cherche "n'importe quelle excuse" pour emprisonner la journaliste irano-américaine Roxana Saberi, condamnée à huit ans de prison pour espionnage, a accusé lundi Amnesty International, demandant sa libération immédiate et inconditionnelle.
"Le fait que Roxana Saberi ait fait face à des accusations nombreuses et variables, depuis son arrestation jusqu'à son procès, indique que les autorités iraniennes cherchaient n'importe quelle excuse pour l'emprisonner", a déclaré Hassiba Hadj, responsable adjointe du programme Moyen-Orient d'Amnesty.
"Il n'y a aucune raison pour détenir Roxana Saberi, à moins que les autorités iraniennes puissent produire des preuves convaincantes qu'elle a commis un réel crime", a ajouté, dans un communiqué, la responsable de l'organisation de défense des droits de l'Homme.
"Si, comme cela semble être le cas, Roxana Saberi est détenue purement pour des raisons politiques en regard aux relations de l'Iran avec les Etats-Unis (...), alors elle est une prisonnière de conscience qui doit être libérée immédiatement et de manière inconditionnelle", a-t-elle repris.
"Nous sommes convaincus que dans ce cas au moins, justice sera rendue en appel", a-t-elle souligné.
Agée de 31 ans, Roxana Saberi a été jugée lundi 13 avril puis condamnée à huit ans de prison pour espionnage au profit notamment des Etats-Unis. Elle avait été interpellée fin janvier à Téhéran, où elle résidait depuis 2003.
Le pouvoir judiciaire iranien a demandé lundi qu'elle bénéficie d'une procédure d'appel "rapide et juste", alors que la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a exprimé l'espoir que "ces déclarations conduiront à des actes". (belga)


