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Démantèlement d'une cellule d'Al-Qaïda mixte chiites/sunnites

Une cellule mixte d'Al-Qaïda, composée d'activistes chiites et sunnites, a été démantelée pour la première fois en Irak, a annoncé mardi le ministère irakien de l'Intérieur, en lui imputant de nombreux attentats à Bagdad et Kerbala notamment.

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole du ministère, le général Abdel Karim Khalaf, a déclaré que cette cellule d'Al-Qaïda était composée de quatre personnes originaires d'Haditha, dans la province sunnite d'Anbar (ouest), et de trois autres, dont un policier, de la ville chiite de Diwaniyah, au sud de Bagdad.

C'est la première fois que la police démantèle une cellule où des sunnites et des chiites travaillent ensemble pour Al-Qaïda en Irak, une organisation sunnite qui a tué des milliers de chiites dans des attentats suicide, a-t-il dit. "Al-Qaïda a recruté ces faibles d'esprit pour commettre des meurtres. Ils piégeaient des voitures et tuaient", a déclaré le général Khalaf.

Un responsable du ministère, le général Ahmed Abou Raghif, a déclaré à l'AFP que les services de sécurité avaient eu connaissance de cette cellule début avril, après une série d'attentats meurtriers à Bagdad.
"Nous avons reçu des informations selon lesquelles un policier (d'une brigade du quartier de) Dora (sud) avait facilité l'entrée d'une voiture piégée" dans la capitale, a-t-il expliqué.

La police a intercepté la voiture et arrêté le policier qui a ensuite avoué sa participation à plusieurs attentats à Haditha, a-t-il ajouté. La police a depuis arrêté quatre personnes originaires d'Haditha et deux de Diwaniyah. Il a affirmé que les suspects avaient à ce stade avoué 25 crimes, dont des attentats à la voiture piégée à Bagdad et dans la ville sainte chiite de Kerbala (au sud de la capitale), et une attaque ayant visé des pèlerins chiites de la ville voisine de Moussayib.

Des "aveux" filmés des suspects ont été diffusés lors de la conférence de presse. Sur l'enregistrement, les hommes racontent le meurtre du chef de la police d'Haditha et d'autres policiers. Ils relatent en outre comment ils interceptaient des voitures, tuaient leurs occupants et utilisaient les véhicules pour commettre ensuite des attentats. Le ministère a par ailleurs présenté des parents de victimes tuées par cette cellule, et notamment Mohamed Sayyal, le père d'un capitaine de police enlevé et exécuté en 2005.

"Son corps avait été jeté par dessus un pont et présentait 40 impacts de balles. Il y avait une note à côté de lui disant qu'il était de la police", a-t-il ajouté. L'annonce du démantèlement de cette cellule intervient cinq jours après celle de l'arrestation d'Abou Omar al-Baghdadi, considéré par les autorités comme le chef d'Al-Qaïda en Irak. (belga/th)
28/04/09 18h02
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