Le gouvernement libérien a demandé mardi à la société belge de production de caoutchouc, Liberia agriculture Company (LAC), de retirer ses accusations de négligence à l'encontre du gouvernement au sujet de l'assassinat il y a deux semaines d'un de ses responsables. "La direction de LAC doit retirer sa déclaration d'accusation à l'encontre du gouvernement car c'était une erreur d'accuser le gouvernement de cette manière", a déclaré à des journalistes le ministre de l'Information Lawrence Bropleh.
Le directeur général de LAC Bruno Michiels, a été tué par balles le 17 novembre dans la plantation d'hévéas de la société près de la ville de Buchanan (85 km à l'est de Monrovia). Le président de LAC George Mensah avait affirmé le 22 novembre que le gouvernement libérien "avait échoué à protéger" les employés de LAC.
Selon M. Bropleh, LAC disposait pourtant de son propre service de sécurité privée. "Le gouvernement n'est pas responsable pour la sécurité de la société. Nous ne sommes pas chargés de les protéger", a affirmé M. Bropleh, avant d'indiquer que le gouvernement libérien avait écrit à la direction de LAC pour leur demander de retirer leur déclaration. Au moins 26 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de M. Michiels. Cet assassinat pourrait être lié aux projets d'expansion de la société, qui avaient soulevé de vives protestations de la part de villageois dont les terrains étaient menacés par l'opération. Après l'Américain Firestone, la LAC est la deuxième compagnie d'exploitation d'hévéas, première ressource agricole du Liberia. (belga)


