Le chef en exil du Hamas prêt à soutenir une solution à deux Etats

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Par: rédaction
5/05/09 - 21h04

Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, estime que le mouvement palestinien pourrait soutenir une solution à deux Etats avec Israël fondée sur les frontières de 1967 mais n'est toujours pas prêt à reconnaître l'Etat juif, selon un entretien accordé au New York Times.


"Je promets à l'administration américaine et à la communauté internationale que nous ferons partie de la solution, point", a dit Khaled Mechaal. "Nous sommes pour un Etat avec les frontières de 1967, sur la base d'une trêve à long terme", a-t-il estimé, précisant: "Ceci comprend Jérusalem Est, le démantèlement des colonies et le droit au retour pour les réfugiés palestiniens".

Interrogé pour savoir ce qu'il entendait par "long terme", il a indiqué que cela correspondait à une période de 10 ans. Le mouvement islamiste Hamas, considéré par Washington comme une organisation terroriste, a affirmé qu'il ne reconnaissait pas et ne reconnaîtrait pas Israël. Khaled Mechaal a réitéré cette position tout au long de l'entretien, indiquant: "il n'y a qu'un seul ennemi dans la région et c'est Israël".

Offensive
L'Etat hébreu a mené une offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens. Celle-ci avait officiellement pour objectif de faire cesser les tirs de roquettes et d'obus depuis la bande de Gaza sous contrôle du Hamas.

Près de 200 roquettes et obus de mortier ont été tirés vers Israël à partir de la bande de Gaza depuis la fin de l'offensive israélienne, selon l'armée, mais Khaled Mechaal a assuré que le Hamas avait mis fin à ses tirs pour le moment.

Tirs de roquettes
"Le fait de ne pas tirer de roquettes en ce moment fait partie d'une évaluation conduite par le mouvement (Hamas) dans l'intérêt des Palestiniens", a dit le dirigeant en exil, soulignant que "les tirs sont une méthode et non pas une fin en soi".

L'entretien a été publié mardi, jour où le président israélien Shimon Peres rencontre à Washington le président américain Barack Obama, dont l'administration assure qu'elle n'entamera pas un dialogue avec le Hamas tant que le mouvement n'aura pas renoncé à la violence.
A propos du président Obama, M. Mechaal a jugé "sa façon de parler différente et positive".

Barack Obama a invité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas et le président égyptien Hosni Moubarak à Washington dans les prochaines semaines et appelé à des gestes de "bonne volonté" de toutes les parties, y compris de la part d'Israël. (belga)

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