Un sexagénaire français a été condamné dans la nuit de jeudi à vendredi à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour avoir empoisonné à l'arsenic son "grand amour", une femme qu'il connaissait depuis l'enfance et aimait sans retour.
Cet homme, décrit unanimement comme "gentil, honnête, travailleur, serviable", avait mis en juillet 2006 de l'arsenic dans un pot de confiture au domicile de son amie, une infirmière de 59 ans, point d'orgue d'une longue liste de dégradations et de lettres anonymes menaçantes.
Autant d'actes qui étaient, a-t-il affirmé, une façon de "se rendre indispensable" auprès de celle qui a gardé de graves séquelles de cet empoisonnement.
Car pour le prévenu, employé dans un garage et marié, la victime, qu'il connaissait depuis 50 ans, était "son amie" mais aussi son "grand amour", un amour non partagé même si tous deux avaient eu une liaison entre 2000 et 2005.
Parallèlement à leur amitié, à tous les services qu'il rendait à cette femme habitant pour des raisons professionnelles en banlieue parisienne, loin de son domicile conjugal, le sexagénaire avait commencé en 2003 à dégrader les pneus de sa voiture, à lui donner des coups de fil anonymes et à lui envoyer des lettres, anonymes elles aussi, la menaçant de mort. (belga/th)
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