La Belgique ne disposera plus après le prochain scrutin de juin que de 22 sièges, contre 24 actuellement, au Parlement européen, une évolution qui attisera la course aux voix que se livrent les partis politiques.
Le traité de Nice, tout comme le traité de Lisbonne toujours en suspens, prévoit dès la prochaine législature européenne la réduction de sièges de députés européens, aujourd'hui au nombre de 785.
Le Traité de Nice, adopté en 2000, ramène ce chiffre à 736 dès après le scrutin de juin. Si le Traité de Lisbonne est finalement ratifié, le nombre d'eurodéputés sera alors porté à 754 jusqu'en 2014.
Dans un cas comme dans l'autre, la Belgique est appelée à céder deux des vingt-quatre sièges qu'elle occupe aujourd'hui.
Malgré cette légère perte, la Belgique restera sur-représentée à Strasbourg en vertu du principe de "proportionnalité dégressive" prévu par les règles européennes, lequel vise à favoriser quelque peu les petits pays par rapport aux grands.
En pratique, la réduction annoncée du contingent belge signifiera que flamands et francophones perdront chacun un siège.
Le nombre d'eurodéputés flamands sera ainsi ramené de 14 à 13, les francophones passant, eux, de 9 à 8 sièges.
La communauté germanophone, avec ses 71.500 habitants (et quelque 40.000 électeurs) conserve, suite à un arbitrage effectué l'année dernière par le gouvernement Leterme, l'unique siège dont elle dispose à Strasbourg depuis 1989.
Cette réduction du nombre de strapontins ne manquera pas d'attiser la lutte entre les partis du nord et du sud du pays.
Il faudra en effet désormais rallier 387.000 électeurs en moyenne pour décrocher un siège côté francophone, contre près de 344.000 précédemment.
Et en Flandre, il en faudra 361.000 électeurs par siège, contre 335.000 auparavant. (belga)


