Onze civils afghans tués dans des attentats à la bombe
Onze civils, employés d'une société de construction, ont été tués dimanche dans deux attentats à la bombe dans l'est et le sud de l'Afghanistan.
Une première explosion s'est produite dans la province du Nangarhar (est), à proximité de la frontière pakistanaise, a indiqué à l'AFP le porte-parole provincial de la police, Abdul Ghafoor.
"Tôt dimanche matin, une bombe a explosé dans le district de Haska Mina, au passage du véhicule d'une société privée de construction, tuant sept passagers et en blessant un autre", a-t-il ajouté.
Le ministère de l'Intérieur à Kaboul a confirmé l'incident, mais affirmé que huit personnes avaient été tuées dans l'explosion.
Le ministère a rejeté la responsabilité de l'attaque sur les "ennemis de l'Afghanistan", un terme communément utilisé par les autorités afghanes pour désigner les talibans, un mouvement islamiste qui mène depuis des années une insurrection visant à renverser le gouvernement afghan soutenu par les Etats-Unis.
"Il s'agissait de civils afghans employés à l'entretien des routes comme ouvriers, ingénieurs ou superviseurs", a précisé le porte-parole provincial de la police.
Le district se situe à environ 50 km de la capitale provinciale, Jalalabad, dans une zone sous l'influence des insurgés, talibans ou d'une faction radicale contrôlée par le chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar, éphémère Premier ministre dans les années 1990.
Dans le sud, ce sont trois ouvriers d'une autre société de construction qui ont été tués lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur véhicule dans la province troublée de Zaboul, selon le ministère de l'Intérieur.
Les deux attentats n'ont pas été revendiqués dans l'immédiat, mais les talibans utilisent souvent ce type d'attentats dans leur lutte contre les forces afghanes et internationales.
Les civils représentent la majorité des victimes de ces attaques. En 2008, 2.118 civils ont été tués dans les violences en Afghanistan, dont 39% du fait des forces pro-gouvernementales, essentiellement lors de bombardements, selon l'ONU. (belga)