Des combats entre des islamistes modérés soutenant le gouvernement somalien et des groupes islamistes radicaux ont fait au moins 14 morts supplémentaires, portant à 21 décès le bilan des violences du week-end à Mogadiscio, ont rapporté dimanche des témoins et des responsables.
Radicaux contre gouvernement
Les combats avaient éclaté samedi entre la milice islamiste du groupe Hizb al-Islamiya et les forces islamistes pro-gouvernementales, tuant dans un premier temps sept civils dans le nord de la capitale somalienne.
Au cours de la nuit, les affrontements se sont intensifiés et étendus à d'autres quartiers de Mogadiscio, impliquant d'autres groupes radicaux opposés au gouvernement du président Sharif Sheikh Ahmed, un islamiste considéré comme modéré.
Ils se poursuivaient dimanche à la mi-journée et ont fait au moins 14 morts supplémentaires, dont un responsable des services de sécurité gouvernementaux, ses deux gardes du corps et six civils, tués dans le district de Wardhigley, dans le sud de la ville, ont affirmé la police et des témoins.
Plusieurs dizaines de personnes ont en outre été blessées, selon des sources policières et hospitalières.
Climat post-élections tendu
Le cadavre d'un civil gisait dans une rue proche du stade de Mogadiscio, a constaté un correspondant de l'AFP qui a également vu plusieurs milliers de personnes fuir les quartiers touchés par les combats, où de nombreux habitants étaient toujours pris au piège.
Les insurgés islamistes radicaux ont intensifié ces derniers jours leurs attaques contre des cibles gouvernementales dans la capitale de ce pays en proie à l'anarchie et à la guerre civile depuis 1991.
Après l'élection du nouveau président en janvier, certains combattants islamistes ont rejoint son administration, qui ne contrôle qu'une partie du territoire somalien, pour former des unités mixtes avec les troupes du gouvernement de transition qu'il dirige désormais. Mais les islamistes radicaux ont refusé de déposer les armes. (belga/acx)


