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Un obus tue 14 personnes dans une mosquée de Mogadiscio

Au moins quatorze personnes ont été tuées par un obus de mortier qui s'est abattu sur une mosquée de Mogadiscio, a-t-on appris dimanche auprès de témoins, portant à 39 le nombre de victimes depuis jeudi.

"L'obus de mortier est tombé à la porte de la mosquée. J'ai compté qu'environ 14 personnes avaient été tuées sur le coup et 10 blessées", a indiqué à l'AFP Hassan Abdifatah, un fidèle présent au moment des faits.

Plusieurs autres témoins ont confirmé l'attaque.

"J'étais dans la mosquée quand j'ai entendu l'explosion et j'ai vu voler des éclats partout, tuant de nombreuses personnes", a indiqué un autre fidèle, Mumin Haji Yusuf.

Des combats entre des islamistes modérés soutenant le gouvernement somalien et des groupes islamistes radicaux avaient déjà fait 21 morts ce week-end dans plusieurs incidents, auxquels s'ajoutent quatre autres victimes jeudi.

Les affrontements se sont intensifiés au cours du week-end, chaque camp essayant de consolider ses positions dans la capitale.

"Nous avons pris le contrôle des zones où nous avons combattu contre les ennemis d'Allah", a assuré Sheikh Ali Mahmoud, responsable de Mogadiscio pour les insurgés islamistes radicaux, en affirmant contrôler le stade, le bâtiment du ministère de la Défense et une grande avenue du sud de la capitale.

Le ministre de l'Information Farhan Mohamoud a pour sa part déclaré que les insurgés n'avaient "pris aucune position aux forces gouvernementales".

La Somalie est en proie à l'anarchie et à la guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre 1991.

De 300.000 à 500.000 Somaliens ont été tués, en très grande majorité des civils, dans les combats entre milices rivales. Des centaines de milliers d'autres ont pris le chemin de l'exil, vers les pays voisins, ou à l'intérieur du pays.

Siégeant dans une capitale en ruines, Mogadiscio, les institutions de transition - président, gouvernement, Parlement - n'exercent leur autorité que sur une petite partie du territoire et sont la cible régulière d'attaques des insurgés islamistes radicaux.

Après l'élection du nouveau président en janvier, certains combattants islamistes ont rejoint son administration pour former des unités mixtes avec les troupes du gouvernement de transition qu'il dirige désormais.

Mais les islamistes radicaux ont refusé de déposer les armes. (belga)
10/05/09 17h20
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